D’un point de vue économique, un individu (ou un ménage) est considéré comme pauvre lorsqu'il vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. Qu'en est-il pour les Français ?
Le seuil de pauvreté est un niveau de revenus au-dessous duquel un ménage est considéré comme pauvre. Il peut être défini de manière absolue, en fonction d'un panier de consommation minimale par exemple, ou relative comme la considération du pourcentage du revenu.
L'Insee, comme Eurostat et les autres pays européens, mesure la pauvreté monétaire de manière relative alors que d'autres pays (comme les Etats-Unis ou le Canada) ont une approche absolue. Les pays européens utilisent en général un seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie.
La France privilégie également ce seuil, mais utilise aussi très largement un seuil à 50 %, seuil de référence jusque récemment. Les facteurs individuels sont pris en compte pour adapter la notion à la diversité des situations, par exemple les charges familiales, l’âge, ou encore le nombre de personnes vivant dans le ménage
Une affaire de seuil ?
Bien entendu, ce seuil prend des valeurs radicalement différentes selon les pays considérés : pays développés ou pays en développement. Pour rappel, le seuil de pauvreté est fixé en France à un revenu de 880 euros mensuel (environ 30 euros par jour). L’état de pauvreté est dans l’hexagone fortement lié au manque d’emploi et à la structure familiale. Une famille mono parentale étant beaucoup plus exposée.
La pauvreté monétaire touche 13% des personnes en France en 2006, mais presque 30% des familles monoparentales. La moyenne européenne se situe à 16%, avec des écarts importants entre pays : 12% en Suède et au Danemark, contre 19% au Royaume-Uni.
Entre 1 et 2 millions de français sont pauvres
Le nombre de travailleurs pauvres (chiffres recensement 1999) s’élève à peu plus d’un million de personnes ou à environ 2 millions selon le seuil considéré...
Un peu plus de 3,4 millions de personnes étaient allocataires d’un des neufs dispositifs de minima sociaux fin 2005. 1,21 millions de foyers touchant le RMI et 375 000 l’allocation spécifique de solidarité (chômeurs en fins de droits).
On compte aussi 660 000 titulaires d’un minimum pour les personnes âgées, 774 000 titulaires handicapés et 182 000 parents isolés.
La France compte un million d’enfants pauvres dont la moitié vit avec des parents sans emploi.
D’après une enquête menée par l’INSEE en janvier 2001 auprès des personnes fréquentant les services d’hébergement et de restauration gratuite, 86 000 personnes sont sans domicile au moment de l’enquête
Aides sociales
RMI et RSA