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Sa vie privée tumultueuse, son divorce et son mariage avec Romain Gary ont fait d'elle, au-delà de la star, une figure de la vie culturelle des années soixante.
Elle fut parmi les premières actrices à prendre des engagements politiques pour faire entendre la voix des opprimés, celle des Noirs américains... Sa mort mal élucidée met un point d'orgue mystérieux à cette existence hors du commun. Personnalité sensible, victime de son succès, Jean Seberg ne s'est-elle pas brûlée aux soleils du cinéma ?
Un voyage en italique
Comment l'éducation luthérienne qu'elle a reçue l'aurait-elle préparée au mirage hollywoodien ? On connaît la légende mais on ignore que, dès lors, cette fulgurante notoriété s'accompagne d'une lente descente aux enfers.
Au fil des années, ses amours chaotiques, ses quatre mariages, son engagement aux côtés des Black Panthers, la haine implacable du FBI, la mort sordide de sa petite fille métisse, sa lutte contre l'alcoolisme et l'abus des neuroleptiques, entament sa raison.
Obsédée par la volonté d'être parfaite et bonne envers le monde entier, Jean voit peu à peu son idéal s'effriter face à l'indifférence et au cynisme. Un séjour de trop en hôpital psychiatrique et une ultime liaison fatale achèvent de la détruire. Voilà la vérité d'une star déchue, morte à quarante ans dans des circonstances obscures après un parcours de vedette et de symbole du cinéma.
Elle utilise sa célébrité pour des causes politiques
À la fin des années 1960, elle utilise sa célébrité pour des causes politiques, notamment celles des Amérindiens et des Black Panthers. Cet engagement la met en conflit avec le FBI ; le dirigeant, J. Edgar Hoover, demande de la neutraliser. Elle a un temps une liaison avec le militant des black panthers et président de l'Organisation de l'Unité Afro-Américaine, Hakim Abdullah Jamal, qui abandonne femme et enfants pour suivre Seberg à Paris. Lire la suite
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