
31 janvier 1968 : Le Việt Cộng et les nord-Vietnamiens déclenchent l’Offensive du Têt au Viêt Nam contre les grandes villes du Sud. Prise de Hué, combats à Saïgon et victoire psychologique. Explications.
Sud- Vietnam, fin janvier 1968. Les USA soutiennent militairement le gouvernement de la République du Vietnam du Sud depuis 4 ans afin d’empêcher la propagation du communisme en Asie orientale. Pendant l'automne 1967, deux questions préoccupaient les Américains.
La guerre de position, dont le but est l'épuisement de l'adversaire, fonctionne-t-elle ? Qui gagne la guerre ? Le FNL et l'armée nord-vietnamienne ont-ils la capacité et les moyens humains de poursuivre la guerre de position ? Selon les sources, l’ennemi dispose de 300.000 à 430.000 combattants. Le président Lyndon Johnson et ses conseillers affirment la paralysie du Nord- Vietnam, bombardé sans relâche.
Le plan
Mais Hanoi prépare une offensive pour l'hiver- printemps 1968.
Dès le début de 1967, un plan est mis sur pied, en même temps qu’un mouvement de purge élimine certains modérés au sein du parti.
L'opération se divisera en deux phases : attaques aux frontières pour divertir les forces américaines des véritables objectifs et attaques simultanées sur les bases américaines et les villes du sud Vietnam, en particulier Hue et Saïgon.
L'offensive vise à convaincre l'opinion sud-vietnamienne et l'inciter à se soulever. Il s’agit aussi de démontrer que les déclarations américains selon lesquelles la situation s’améliore sont fausses.
Enfin, cette attaque doit permettre de dévier la pression militaire pesant sur les campagnes vers les villes sud-vietnamiennes.
En octobre, la décision de déclencher l'offensive pendant la traditionnelle période de trêve du nouvel an est prise. Ce sera donc pendant le Têt « Nguyên Dan », entre le 20 janvier et le 19 février.
En janvier 1968, 81.000 tonnes de matériel et 200.000 troupes ont déjà fait le voyage vers le Vietnam sud à travers la piste Ho Chi Minh.
Pour parfaire son opération, Hanoi déclenche une offensive diplomatique à la fin de 1967, appelant à l'arrêt unilatéral des bombardements sur le Vietnam nord.
Une offensive surprise
Le 31 janvier, à 3 heures du matin, les forces du FLN et de la PAVN assaillent 64 districts de la capitale Saïgon, ainsi que d'autres villes et des bases U.S. Les forces communistes tirent au mortier ou à la roquette sur tous les aéroports majeurs alliés. 80.000 troupes communistes attaquent plus de 100 villes à travers le pays dans la plus grande opération militaire conduite à ce point de la guerre.
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