L'édit de Nantes, promulgué le 13 avril 1598 par Henri IV, roi de France autorise la liberté de culte aux protestants, selon plusieurs limites, et leur accorde certaines places fortes militaires.
Retour sur ce compromis mettant fin aux guerres de religion qui ont ravagé la France au XVIe siècle.
Henri IV lui-même un ancien protestant a choisi de se convertir au catholicisme afin d'accéder au trône de France. Cet acte permet de clore une période fratricide sanglante par un Edit qui reconnaît la religion réformée. L’ Edit de Nantes autorise la pratique du protestantisme et constitue une amnistie mettant fin à la guerre civile.
À l’époque, l’édit n’est pas appelé « édit de Nantes », ni même « édit d’Angers » mais « édit de pacification ». Mais tout n’était pas gagné dans une France que le Roi a dû reprendre le royaume aux armées espagnoles qui étaient intervenues pour préserver le catholicisme.
De l’’édit de pacification
Venant après sept édits de pacification, tous éphémères, l'Edit de Nantes suscita peu d'étonnement lors de sa promulgation, comme si rien ne pouvait être acquis dans le domaine de la tolérance.
On peut notamment citer l'édit de Saint- Germain (ou édit de Janvier) en 1562 et l'édit d'Amboise établit en 1563.
Dans une France où " ceux de la Religion " étaient soumis à mille vexations dans l'exercice du culte et dans leur vie quotidienne, qui aurait pu imaginer que cette paix serait " perdurable " et qu'elle serait, ainsi que le proclamait le texte de l'édit, " le principal fondement du rétablissement de l'Etat en sa première grandeur " ?
A l’'Edit de Nantes...
C'est la gestation de cette paix, depuis longtemps revendiquée par une minorité, que relate ce livre. On y voit comment dans un pays déchiré par des troubles autant civils que religieux, Henri IV et une poignée de ses sujets ont su apaiser les passions et gagner les Français à l'idée de tolérance.
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