Evénemonde
Agendas Calendriers
Célébrations
Evénemonde
2007

2007 Société

 

Birmanie

L'espoir s'évanouit tandis que l'armée verrouille
les communications

Lire

 
 

Depuis que la junte a imposé le 25 septembre un couvre-feu de 60 jours, du coucher du soleil jusqu'à l'aube, et interdit les attroupements de plus de cinq personnes, les forces de sécurité ont arrêté et tabassé des centaines de protestataires afin d'étouffer le soulèvement. De plus la junte a coupé tous les moyens de communication vers l’extérieur. Détails

Arrestations et tabassages

Les étroites mesures de sécurité de ce régime répressif rendent impossible de vérifier combien de personnes ont perdu la vie, sont détenus ou ont disparu. D'après Reporters sans frontières (RSF), au moins un millier de personnes ont été arrêtées depuis le début des protestations, déclenchées par l'augmentation des prix du carburant, le 19 août.

Les troupes ont effectué des descentes dans les monastères pour tabasser et arrêter les moines, des étudiants et de jeunes enfants, notamment, qui étaient à la tête des défilés tous les jours depuis le 19 septembre, signalent les médias birmans en exil.

Plus d’Internet, ni de mobile

Des citoyens reporters se sont trouvés en première ligne pour informer le monde des protestations. Mais vendredi, la junte a coupé l'accès à l'Internet en Birmanie - principal média qui a permis au monde d'accéder aux images et aux reportages sur la violence et la crise politique qui étreint le pays, rapporte la SEAPA. Les cafés Internet ont aussi été fermés ainsi que les liens de téléphonie mobile.

Les perturbations font suite à l'interdit imposé à certains sites web et blogues populaires qui affichaient en continu des nouvelles et des photos des manifestations. Les autorités birmanes, qui détiennent le monopole des systèmes de télécommunications dans le pays, ont aussi mis sur table d'écoute ou débranché les téléphones mobiles et les lignes terrestres des reporters des médias locaux et étrangers, des agences télégraphiques et des militants de la démocratie. Les journalistes étrangers se sont vu refuser des visas de touriste par l'ambassade de Birmanie à Bangkok.

Des journalistes parmi les victimes

Un journaliste photo japonais, Kenji Nagai, qui travaillait à l'agence vidéo et photo « APF News », basée à Tokyo, compte parmi les dix personnes tuées pendant les manifestations à Rangoon la semaine dernière, indiquent des sources officielles. Mais selon des témoins, le bilan varie de plusieurs dizaines de morts jusqu'à près de 200. Nagai a été atteint à bout portant à la poitrine le 27 septembre. Deux cents soldats menaçaient les manifestants, leur disant qu'ils devaient se disperser ou qu'ils allaient encourir une « action extrême », après quoi ils ont arrosé la foule de gaz et ouvert le feu sur les marcheurs, dit Mizzima News.

Porté disparu

Un jeune journaliste local du journal « The Voice », Kyaw Kyaw Tun, aurait été battu par la police de sûreté et jeté dans un camion militaire après qu'il eut pris des photos de l'armée confrontant les manifestants devant le plus haut lieu saint de Birmanie, la fameuse pagode Shwedagon, rapporte Mizzima News.

En compagnie de deux autres journalistes birmans - Nay Lin Aung, qui travaille à l'hebdomadaire « 7 Day News », et une journaliste, encore non identifiée, employée au « Weekly Eleven News » - il est porté disparu depuis plusieurs jours, rapportent RSF et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ). Min Zaw, le correspondant birman du quotidien japonais « Tokyo Shimbun », a été arrêté le 28 septembre à son domicile de Rangoon, indiquent RSF et le CPJ.

Les fuyards, rare source d’information

Selon la SEAPA, les réfugiés qui fuient vers les pays voisins sont devenus l'une des rares sources à nous informer de la tragédie en train de se dérouler. « La Birmanie isolée et coupée du reste du monde, les réfugiés apportent une information essentielle comme témoins oculaires des dernières exactions que commet la junte contre les civils sans armes », dit la SEAPA, qui appelle les voisins de la Birmanie à héberger les réfugiés birmans.

Par ailleurs, l'envoyé spécial des Nations Unies, Ibrahim Gambari, s'est entretenu pendant le week-end avec la dirigeante de l'opposition, Aung San Suu Kyi, détenue en Birmanie, afin de discuter de la façon de mettre fin à la répression. Gambari aurait aussi rencontré le chef de la junte, le général Than Shwe.

Et les Nations Unies ?

Une séance spéciale du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, a adopté le 2 octobre une résolution par laquelle le Conseil « déplore fortement » la violente répression des manifestations, et presse les autorités de libérer tous les prisonniers politiques et de garantir au peuple birman l'accès sans entraves aux médias. La résolution ne mentionne pas d'embargo sur les armes ni de sanctions ciblées.

Source : Le « Communiqué de l'IFEX »

Une pétition d'appui aux protestations non violentes,
destinée à la Chine et au Conseil de sécurité,
vise un million de signatures. Signer ici

Joignez-vous au groupe de Facebook
« Support the Monks' protest in Burma »,
qui compte plus de 250 000 membres

   
Mots clés
événements, célébrations, agenda, avenir, 2008, 2009, 2010 2011, 2012
 
Le monde entre nos mains
 
 
       
en route !
 
PARTENAIRES
DONNEZ VOTRE AVIS : JO Pékin, Euro Foot, etc...
sondage en temps réel


Résultats en temps réel !

 
 
 
       
 
     
 
 
     
 

LA BOUTIQUE

Agendas
Calendriers
Cadeaux
Posters
T-shirts
Livres

boutique

 
     
 
Trouvez l'affiche d'Art que vous chechez! Cliquez-ici
 
     
   
       
 
INFOS 2007

ECONOMIE
SCIENCES
SOCIAL
SANTE
SPORT
CULTURE
AUTRES
LOISIRS
POLITIQUE
TECHNOLOGIES
ENVIRONNEMENT
SECURITE