Le gaz en provenance de Russie et dont le prix a doublé en 2006 est aussi le premier combustible pour le chauffage et sert également de carburant notamment pour les transports publics. Une centrale nucléaire obsolète et dangereuse reste en service malgré les demandes de fermeture par l'Union Européenne. Afin de diversifier son approvisionnement l'Arménie a construit un gazoduc en provenance d'Iran.

Contrôle russe sur le gazoduc Iran - Arménie
En mettant 100 millions d’euros sur la table, Gazprom le géant de l’énergie russe, devient propriétaire de 58% des parts de l’opérateur gazier arménien dont l’état arménien ne possédera plus que 45%.
Cette main- mise sur le gazoduc arméno iranien pourrait représenter la part du marché revenant à l’Arménie contre une hausse limitée du prix du gaz russe en avril 2006. D’autre part le consortium géant russe Gazprom devrait construire une raffinerie de pétrole à la frontière avec l’Iran.
L'unique centrale nucléaire d'Arménie est située à Metsamor, 30 km à l'Ouest d'Erevan. Elle produit 40% de l'electricité du pays. Depuis 2005, elle est dirigée par Inter SEU, une filiale du géant électrique russe SEU.
Les sociétés russes Gazprom, Vympelkom et Rusal vont investir 1,5 milliard de dollars dans l'économie du pays. Avec quelles contre -parties ? Erevan et Moscou vont exploiter ensemble les gisements d'uranium . L'uranium devrait être produit exclusivement pour les besoins de l'industrie nucléaire Arménienne sous le contrôle strict de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)
l’Arménie fortement dépendante de la Russie
L'Arménie est donc fortement dépendendante de la Russie et de ses autres fournisseurs en matière d'énergie. Mais la libéralisation du commerce et de l'économie, une nouvelle politique économique alliant prudence et aides internationales, notamment des Etats-Unis, a permis de réduire l'inflation et de relancer l'économie grâce à un taux de croissance élévé.
Illustration
L’Arménie, l’Iran et la Russie prévoient de construire une raffinerie de pétrole près de la ville frontalière de Maghri, an Arménie. D’un coût estimé à 1,7 milliards de dollars, la raffinerie aurait une capacité annuelle de de 7 millions de tonnes de pétrole. Celui-ci, extrait en Iran serait acheminé en Arménie grâce à un oléoduc spécial. Le pétrole produit serait alors réexpédié en Iran par un voie ferroviaire à créer car les deux pays ne sont pas reliés.